miercuri, 15 aprilie 2015

VOYAGEUSE SUR LE VENT






    Les feuilles – des oiseaux dont je ne peux pas saisir le vol,tissent la soie de l’automne sur les sentiers où frileusement blottis se nichant sur les bancs,à attendre…L’une d’elles a pris son élan,se laissant porter dans la valse qui du vent ,se levant des ensuites de la prise de ses bras et la claquant sur un banc.D’autres naviguaient sur les ailes pointues de vent,se detachant des branches des arbres et pour prendre un contact douloureux et brutal avec le sol.
    Son sang pulsait fortement dans les veines,elle avait peur,les joues sucées et la peau pâle et sèche,comme si elle était tombée malade.Des fausses larmes jaillisaient de ses yeux iréel ,elle avait envie de pleurer pour les rares passants avec un cou rentré dans leurs manteaux,la plupart formant des couples d’amoureux bruyants,mais elles n’avait pas de voix ,elle n’avait pas de bouche et elle sentait toutes ses fonctions ralentir à cause du froid,la figent,pensant que l’on ne prendra pas son corps frêle et faible dans les mains,l’emportant sur sa route de voyageur contemplatif et amoureux.
    Ainsi tu passais toi aussi dans le Cismigiu,désinvolte,souriant,marchant facilement et doucement sur les feuilles qui n’ont pas perdu de leur vigueur,ni la couleur pâle avec teintes vertes,faisant des chapelets à tes pieds.
    Les mendiants jouaient du violins de leurs doigts engourdis,dans les différentes coins du parc,des symphonies mélancoliques,des mélopées où vibre l’air commencement l’automne qui semble sa fin,la connection entre l’automne et l’hiver.
    Des éclairs dans tes yeux larmoyants par le vent,roulaient leurs regards dans tous les coins de l’horizon autour de toi.Tu t’es arêté et tu t’es assis sur le banc à côté “d’Elle”.Tu passais mystérieusement la main dans tes cheveux avec le même sourire sur les lèvres,les humidifiant légèrement de ta langue.Tu regardais la danse des grues faisant la ronde et,glissant ton bras droit sur l’arrière du banc,tu as effleuré du doigts le corps qui attendait d’être degourdi par la chaleur de tes mains tremblantes et timides.Son âme s’est égaré dans ta main,embrassant cette couche mol,essayant d’absorber comme une sangsue,un peu de ton amour .Las, par la meme chanson jouée maintes et maintes fois,tu as abandonné la feuille sur le banc,en empruntant le sentier à tout hasard.Tu as erré dans le parc et tu es arrivé sans le savoir,au meme endroit.Tu n’avait pas l’intentionn de t’arrêter.Tu  n’as fait que deux pas devant le banc et le vent a fait flotter la feuille comme un drapeau avant de la ramener à tes pieds. Tu l’a ramassée sur le pavé froid du parc,poursuivant ta route en jouant avec elle entre les doigts.Je sais pas ce que tu cherchais où tu attendais mais,ennuyé,un peu irrité,tu as constaté après un bref examen que c’était la même feuille que tu avais abandonnée sur le banc .Alors tu l’as écrasée si  brutalement et avec  indifférence , puis tu l’as jetée  par terre ,comme si elle n’avait pas été vivante,comme si c’était une ordure.Elle n’avait pas de voix pour crier derrière toi,pas de force pour dire à quel point elle avait mal,elle restée collée au sentier,là où les pluies et les vents passaient apathiquement  dessus.
    Moi,je suis pareille,voyageuse sur le vent,un “oiseau” errant,tremblant de froid,le vent passant à travers moi comme un fantôme glacial,le lèvres bleuâtres,une apparence fantomatique,des petites feuilles colorées accrochées à mes boucles brunes enchevêtrées et les pieds gelés,qui ont pris le contrôle de mon corps,me guidant tellement rêveuse, avec l’imagination vagabondant errant sur les voies des désirs et des espérances par le Jardin de Cismigiu solitaire en automne.Je ne sais pas ce que je chercheais ou j’attends.Mais je pensais à toi…Dans tous les images pastel de l’automne c’est toi que je peignais,pensif,solitaire,attendant de te perdre dans la lave de mes bras / mon étreinte,te lèvres attendant mon baiser pour revivre ,pour perdre cette couleur déteinte et retrouver un rose vif.Pour que ton sang coule à nouveau dans tes veines comme du vin rouge remplissant un verre,puis dans nos gorges assoiffées,telle une chaleur venue de nulle part pour inonder nos corps.Je m’arrête sur le même banc,accroupie sur la meme place où tu t’étais assis,je laisse ma tête en arrière,je ferme mes yeux châtaignes grilles ayant sous les paupières la vision de tes grappes de raisins verts et je commence à imaginer toutes sortes de choses à propos de “nous”.

    Je sens sur le cou un toucher froid qui me donne des frissons dans tout mon corps et une main elle aussi de glace qui caresse mon visage.Je lève la tête et ouvre les yeux mais je les referme tout de suite,tous les deux confondus dans un baiser/te faisant fusionner avec moi dans un baiser.J’ai peur d’ouvrir les yeux pour une deuxième  fois,je crains que cela n’ait pas été un rêve don’t je ne veuille pas réveiller .Je n’ai pas ouvert les paupières meme si je sentais de petites gouttes tomber sur moi. Elles sont pareilles à moi,secretes et sans force…

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